dimanche 4 décembre 2011
Le Bureau des Amours Perdues
vendredi 2 décembre 2011
podferdek!
Podferdek, on m’a volé ma bicyclette
On m’a laissé la roue avant attachée au parcomètre
Podferdek, qu’est-ce que ça peut avoir l’air bête
Une roue avant cadenassée isolée de son contexte
Podferdek, fait la fliquette mise au fait
Podferdek, on a volé vot’ bicyclette
Podferdek, ‘faut porter plainte mais si vous l’ faites
‘Faudra remplir des formulaires et les formulaires ça m’embête
Refrain :
Podferdek, podfermilliard,
Milliard de tettes, podferdek
Où est-elle aujourd’hui ma bicyclette
Maltraitée par une sombre klette
Qui la laisse rouiller dans la tempête
Comme un vieux patin à roulettes, comme une minable trottinette
Mais pour moi, c’était bien plus qu’une bicyclette
C’était mon amour, mon orgueil, mon horizon, ma raison d’être
Avec elle j’allais d’Anderlecht à Skarbek
J’allais par les vaux et les monts conter fleurette à Violette
Refrain
Podferdek, je le jure sur ma bicyclette
Podferdek, je déclare la guerre au racket
Qu’ils fassent gaffe les voleurs de bicyclette
Désormais dans la cité un justicier masqué les guette
Podferdek, et si je croise le malhonnête
Le sale mec qui m’a fauché ma bicyclette
Podferdek, je m’en irai lui faire une tête
Sa mère ne le reconnaîtra plus qu’à l’odeur de ses chaussettes
Refrain ad lib.
jeudi 1 décembre 2011
panique à bord
mardi 29 novembre 2011
Dix ans de chien
lundi 28 novembre 2011
Rosa
Dans le fond, c'est la fatalité. Rien d'autre. S'il n'avait pas lu son horoscope ce jour-là, le fils du procureur Demannet serait encore vivant. "Amour : ambiance cordiale". Tel était le programme qui s'offrait à lui. Il ne lui en fallait pas plus pour sauter dans sa Porsche… et aller aux putes. Roger, c'est son nom, n'a jamais su y faire avec les filles alors : l'avenue Louise… L'avenue Louise, par ces belles soirées d'été, on peut y rouler au pas. L'air faussement vacancier. On fait semblant de ne pas regarder les filles, et on ne voit qu'elles. On les entend aussi : "Chéri, tu m'emmènes ?" Un vague regard, Chéri a le choix : une rousse, une blonde, fausses toutes les deux. Il passe son chemin. Il a déjà son idée : Rosa, Une petite Bulgare qu'il s'était levée la dernière fois. A peine dix-huit ans. Rosa …
Après la passe, il lui avait dit que son père était procureur. D'abord, ça l'avait effrayée. Procureur, ça sent l'accusation, la condamnation, l'expulsion. Il lui avait alors expliqué - avec des mots simples- que ça pouvait aussi arranger certaines affaires. Elle ne comprend pas bien le français, Rosa, mais elle avait demandé : " Des papiers en règle ? ". Oui, des papiers en règle, ça pouvait se faire. Alors, elle a de nouveau été très gentille avec lui. Et sans supplément. En partant, il lui a promis des nouvelles. Et puis, il a oublié. Bah ! Il lui dirait que c'était en cours.
C'est au croisement de la rue Defaqz qu'il l'a vue. Il s'est arrêté. Il lui a fait signe. A partir de là, tout a été très vite. Elle a fait un signe aussi, mais en regardant ailleurs, puis elle n'a plus bougé. Du coin opposé a surgi ce type en costume strict. Droit sur Roger. Arrivé à sa hauteur il a sorti un 6,35 et lui a tiré deux balles dans la tête, sans lui laisser la moindre chance. Le mac de Rosa, ça ne lui avait pas plu cette histoire de papiers en règle.
Et l'horoscope précisait : "Santé : fortes migraines".
On ne va pas contre le destin…
